Apprentissages Critiques
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Ce que j'ai fait
Lors de la SAÉ 2.02 « Mesurer et caractériser un signal », j'ai pris en main un analyseur de spectre GW Instek GSP730 (plage 150 kHz – 3 GHz) pour mesurer et analyser des signaux réels, notamment les stations FM (France Inter à 103,65 MHz / -61 dBm, France Musique, France Culture, France Info). J'ai aussi mesuré l'amplitude d'un signal de 2 Vpp en dBµV.
Pourquoi je l'ai fait
L'objectif était d'apprendre à attester de la conformité d'un système de transmission après une intervention, comme le ferait un professionnel R&T sur site, en mesurant correctement un signal et en interprétant les résultats.
Comment je l'ai fait
J'ai utilisé l'analyseur de spectre GSP730 (réglages Center/Span/Start-Stop), appliqué la formule 20·log(Vrms/Vref) pour convertir en dBµV, et comparé mes calculs théoriques (116,9 dBµV) aux mesures de la machine (112,9 dBµV). J'ai travaillé en binôme, ressources Moodle et fiches TP de R2.14 (Analyse des signaux).
Mes difficultés
J'ai constaté un écart de 5 dB entre mon calcul et la mesure. Comprendre d'où venait cette différence n'a pas été immédiat : il a fallu identifier que les pertes étaient dues au câble de mesure, et non à une erreur de calcul.
Ce que j'en ai appris
J'ai appris à manipuler un analyseur de spectre, à lire un spectre en dBm/dBµV, et surtout qu'une mesure réelle comporte toujours des pertes (câble, connectique) qu'il faut savoir expliquer plutôt que de les ignorer.
Ce que je ferais autrement
Je documenterais plus rigoureusement la chaîne de mesure dès le départ (caractéristiques du câble, niveau de référence) pour anticiper les écarts au lieu de les expliquer après coup. Je ferais aussi davantage de mesures répétées pour fiabiliser les résultats.
Ce que j'ai fait
Au cours des SAÉ 1.03 et 2.02, j'ai modélisé et simulé des signaux sous MATLAB/Simulink : tracé de fonctions (droites, paraboles), génération de sinusoïdes à temps continu et discret, étude de l'échantillonnage, et décomposition d'un signal en série de Fourier (somme de sinus de fréquences et amplitudes différentes).
Pourquoi je l'ai fait
Il s'agissait de comprendre les fondements mathématiques derrière un signal de transmission : comment il se construit, comment il se représente dans le domaine temporel et fréquentiel, et pourquoi l'échantillonnage est central en télécommunications.
Comment je l'ai fait
J'ai utilisé MATLAB pour les tracés et les calculs, et Simulink pour la simulation (blocs Sine Wave, Scope, Spectrum Analyzer). J'ai appliqué le calcul de fréquence de coupure (|T|=1/√2 → -3,01 dB) et la conversion ω→f (f=ω/2π). Ressources R2.05 (Signaux et Systèmes) et R2.13 (Maths des systèmes numériques).
Mes difficultés
La principale difficulté a été l'erreur du bloc Sine Wave de Simulink qui définit la fréquence en rad/s : en entrant « 10 » j'obtenais 1,59 Hz et non 10 Hz. Le Spectrum Analyzer refusait aussi d'afficher un signal continu non échantillonné.
Ce que j'en ai appris
J'ai compris concrètement le théorème de Shannon-Nyquist (un signal ne peut pas contenir de fréquences supérieures à Fe/2) et l'importance de l'échantillonnage. La différence entre un signal vu en temporel et en fréquentiel est devenue beaucoup plus claire.
Ce que je ferais autrement
Je vérifierais systématiquement les unités attendues par chaque bloc de simulation avant de lancer le calcul, pour éviter les erreurs de conversion rad/s ↔ Hz qui m'ont fait perdre du temps.
Ce que j'ai fait
Dans la SAÉ 2.02, j'ai étudié la chaîne de transmission radio FM réelle : de l'émetteur de Bouvigny-Boyeffles jusqu'à la réception en salle, en passant par le câble et l'antenne, et j'ai exploré l'usage d'une clé RTL-SDR pour capter et démoduler un signal radio.
Pourquoi je l'ai fait
L'objectif était de comprendre comment un signal se propage sur un support réel, quelles pertes il subit, et comment le récupérer puis le traiter pour le rendre exploitable (écoute audio).
Comment je l'ai fait
J'ai calculé l'atténuation entre l'émetteur et la réception (10·log(Pémise/Preçue) = 80 dB), et étudié dans Simulink une chaîne de démodulation FM (FM Demodulator Baseband + Resampler + Audio Device Writer) associée à une clé RTL-SDR (Software Defined Radio).
Mes difficultés
Faire le lien entre les calculs théoriques d'atténuation et la réalité physique de la propagation n'était pas évident. La configuration de la chaîne de démodulation dans Simulink a aussi demandé plusieurs essais.
Ce que j'en ai appris
J'ai découvert le principe de la radio logicielle (SDR) et compris qu'un même support peut transporter de nombreuses fréquences qu'il faut filtrer pour isoler celle qui nous intéresse. La notion d'atténuation en dB sur un support est devenue concrète.
Ce que je ferais autrement
J'irais plus loin dans la manipulation pratique de la clé RTL-SDR pour réellement écouter la station filtrée, afin de boucler toute la chaîne émission → support → réception → restitution.
Ce que j'ai fait
Lors de la SAÉ Téléphonie (SAE24/22), j'ai mis en place une infrastructure de téléphonie sur IP (ToIP) avec Asterisk pour permettre aux téléphones de notre société de communiquer entre eux et avec un site distant (la pépinière).
Pourquoi je l'ai fait
L'objectif était de déployer un véritable système de communication VoIP fonctionnel et d'interconnecter notre société à un réseau distant par un trunk SIP.
Comment je l'ai fait
J'ai installé un serveur Asterisk sur une VM Ubuntu 22.04 (réseau en bridge, VLAN téléphonie), puis configuré les fichiers sip.conf, sip_societe.conf, extensions.conf et extensions_societe.conf : déclaration des utilisateurs SIP (téléphones Fanvil et Cisco en codec ulaw), création du trunk SIP sortant/entrant vers la pépinière, et écriture du plan de numérotation (dialplan) pour les appels internes et inter-sites. J'ai connecté et réinitialisé un téléphone Fanvil (config via interface web) et un téléphone Cisco (via un serveur TFTP que j'ai installé et configuré), puis vérifié l'enregistrement des postes avec « sip show peers ».
Mes difficultés
Le sens pépinière → société ne fonctionnait pas au départ (appels rejetés) : il a fallu ouvrir les bons ports SIP/RTP dans les ACL du routeur et mettre en place du NAT statique (PAT) pour exposer le serveur Asterisk vers l'extérieur.
Ce que j'en ai appris
J'ai appris à déployer une solution ToIP complète de bout en bout (serveur SIP, trunk inter-sites, postes physiques, dialplan) et compris le rôle du NAT et des ACL dans le bon acheminement des flux voix entre deux réseaux.
Ce que je ferais autrement
J'approfondirais la sécurisation du trunk SIP (mots de passe forts à la place de secrets faibles, chiffrement TLS/SRTP) car la configuration de TP utilise des identifiants par défaut peu sûrs.
Ce que j'ai fait
Pour la SAÉ 2.02, j'ai co-réalisé avec mon binôme un diaporama de synthèse et présenté oralement nos résultats d'analyse spectrale (10 min de présentation + 10 min de questions) devant l'enseignant.
Pourquoi je l'ai fait
L'objectif était d'apprendre à restituer un travail technique de façon claire et structurée, en adaptant le niveau de détail à l'auditoire, compétence essentielle pour un R&T qui doit expliquer une intervention à un client ou un collègue.
Comment je l'ai fait
Nous avons produit un diaporama en suivant le leitmotiv « 2 à 4 diapos par séance », contextualisé par rapport aux objectifs de la SAÉ. J'ai aussi mobilisé l'anglais technique (R2.10) pour comprendre la documentation des appareils de mesure.
Mes difficultés
Synthétiser plusieurs séances de manipulations techniques en quelques diapositives claires sans perdre l'essentiel a été un exercice difficile. Répondre aux questions imprévues à l'oral demandait de bien maîtriser chaque point.
Ce que j'en ai appris
J'ai appris à vulgariser des notions complexes (FFT, Nyquist, dB) et à structurer une présentation orale. J'ai aussi compris l'importance de préparer les questions potentielles en amont.
Ce que je ferais autrement
Je préparerais une trame de réponses aux questions anticipées et je m'entraînerais davantage à l'oral en conditions réelles pour gagner en aisance et en fluidité.